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Kenwood TM-255 (E) - Considération d’utilisation

Kenwood TM-255 (E)

Considération d’utilisation

 

Kenwood TM 255ELe Kenwood TM-255 E, est un émetteur-récepteur compact avec des caractéristiques attrayantes pour un transceiver des années 1990. Acquis lorsque j’ai obtenu mon certificat d’opérateur radioamateur classe 2[1], permettant d’effectuer une rentrée remarquable dans l’univers du radioamateurisme, celui-ci m’accompagne encore dans mon trafic quotidien.

Avec ces propriétés techniques innovantes, j’ai pu découvrir les joies de cette passion ! Afin de satisfaire les spécialistes, il existe deux versions :

Kenwood TM-255 A/E[2], pour les VHF (144 – 146 MHz)
Kenwood TM-455 A/E, pour les UHF (430 – 440 MHz)

En réduisant la taille de ses transceivers multimodes, Kenwood offrait aux amateurs un équipement complet et performant.

Caractéristiques techniques :

Son architecture novatrice accepte de délocaliser le bloc PA, du panneau avant, afin de l’installer plus facilement dans l’habitacle d’une voiture. Sa grande polyvalence autorise l’utilisation en mobile, en portable voir même en fixe. Offrant des performances intéressantes, il est plus destiné pour le DX[3].

Kenwood TM255E1

C’est même l’une de ces premières vocations, même si il est possible de l’exploiter dans d’autres modes… Avec ces 101 canaux mémoires, qu’il est bon de pouvoir exploiter selon nos préférences de trafic, ainsi qu’un connecteur pour les transmissions de données, il n’attend plus que les QSO. En SSB ou en CW, son VFO facilite l’accord fréquentiel. Tandis que son RIT[4] apporte de précieux services lors d’un QSO. Pour l’époque, c’était pas mal … Et c’est toujours le cas aujourd’hui !

 

Données constructeur (extrait) :

Type : émetteur-récepteur VHF amateur
Gamme de fréquence : 144 – 146 MHz
Mode : FM, SSB, CW et Packet radioKenwood TM 255
Mémoire : 101 canaux.
Source d’alimentation : 13,8 volts ± 15%
Impédance antenne : 50 W/SO-239
Dimensions : 180 x 60 x 215 mm
Poids : 2,7 Kg
Impédance du micro : 600 W
Sensibilité :
            < 0,13 mV en SSB
            > 0,20 mV en FM
Puissance : 5 ou 40 Watts

Parmi les autres particularités, nous trouvons un encodeur DTSS, CTCSS (Option), et de série un TCXO, un IF Shift et une possibilité de communiquer en packet radio à 9K6 (9600 Bauds)[5], ainsi qu’un panneau avant détachable. L’architecture générale est correcte, et la façade avant ne contient que le minimum légal pour un appareil de cette dimension. Le reste étant accessible par menu.

Utilisation :

Digne successeur du TR-741, le TM-255 amorce l’entrée des radioamateurs dans le 21 eme siècle. Le développement électronique favorise cette évolution matérielle. Avec lui, fini le vu mètre à aiguille qui fait place à un afficheur numérique. À l’usage, ce n’est pas plus mauvais, ni meilleur, mais indique correctement la qualité du signal radio reçu (RST). Bien qu’onéreux à l’achat, il séduisait par ses performances et sa robustesse. Tout en apportant du plaisir au quotidien. Dans cette configuration, il consent aussi bien les QSO en SSB, CW, qu’en modulation de fréquence (FM) ou dans les modes numériques (Packet-radio/APRS/SSTV, PSK, …, FT8, etc.). Cependant, il n’est pas sans défaut qu’un opérateur averti découvrira à l’usage… Doté d’une excellente sensibilité, évitant d’investir dans un préampli de réception (tout aussi onéreux). Même si il peut être bon d’en avoir un !

Liste des principales options disponibles :

MB 13 : support de montage mobile
MC-45DM : microphone multifonction avec pavé DTMF
MC-60A, MC-80, MC-85 et MJ-88 : microphone de bureau
PG-3G : filtre secteur sur la ligne DC
PS-33 et PS-53 : alimentation secteur
SP-41 : haut-parleur mobile
TSU-8 : module CTCSS
VS-2 : unité vocale

Certaines options sont encore disponible à la vente, car utilisable pour d’autres appareils de la marque.

Mon avis :

Avant de mettre fin à cette description, je vous transmets mon avis personnel en fonction de mon expérience (achat en 1995) :

Points forts Points faibles
La miniaturisation, qui était une nouveauté en ce temps-là. Pas de possibilité d’ajouter des filtres optionnels.  Mais sur ces fréquences, est-ce vraiment nécessaire ! 
Les qualités d’utilisation, tant en émission qu’en réception. Qui sont excellente ! La fiche du connecteur microphonique (RJ 45). Qui n’est pas pratique à l’usage.
La possibilité d’émettre en FM, SSB, CW et en numérique. L’achat d’un adaptateur RJ45 vers connecteur microphonique (pour utiliser un microphone de table).
La simplicité de mise en œuvre des menus. Pas de réglage de la puissance par palier : 5/10/25 … 40 Watts. Utile en FM, en DX ce n’est pas trop gênant.
L’excellente tenue du récepteur : la sensibilité est correcte pour ce genre de produit. Peut-être même un peu trop excessif… En DX, c’est excellent !  
La possibilité d’enclencher le point d’interception "AIP", apportant une atténuation bien agréable. Pour un confort d’écoute satisfaisant.  
Son Processeur de modulation, qui apporte plus de confort en SSB(LSB).  
L’ergonomie générale qui présente bien.  
Les VFO A/B, etc.  
La largeur de l’écran de contrôle qui indique l’essentiel.  
La suppression des bruits blancs (NB), celui-ci fait correctement son travail tout en éliminant les parasites…   

Conclusion :

Les multimodes VHF/UHF aux formats "mobiles" n’étaient pas courants à l’époque. L’originalité, associée à la gestion par microprocesseur, contribuait à améliorer sa personnalité. Bien que sa vocation première soit de l’utiliser en mobile ou en portable, une exploitation en fixe est tout à fait possible. Taillé pour le trafic intense, l’hybride qui compose son PA final est ventilé pour optimiser les performances. Par rapport à ce qu’il se fait aujourd’hui (FT-857D, FT-991 "A", IC-7100), mis à part les modes numériques sur certains postes (C4FM, D-Star…), tous ont une puissance moyenne de 50 watts. Autant dire qu’il est encore dans l’air du temps ! Notons qu’il existe une version UHF (430-440 MHz), le TM-455 E, disposant des mêmes caractéristiques techniques mais avec 5 ou 35 Watts.

 

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[1] Dans les années 1990, il existait 3 classe de licence : classe 2 (50 MHz, VHF, UHF, THF en FM, SSB, CW, etc.), classe 1 (Classe 2 + HF). Tandis que les deux classes dites novice (FA et FB) offraient l’opportunité de découvrir le radioamateurisme sur VHF en FM, SSB et CW avec 10 watts ou pour les FB (FA + HF avec quelques fréquences en CW), en FM, SSB, CW  (10 w) ! Ce qui était plutôt sympa pour découvrir cette activité…
[2] Version A, pour le continent américain – Version E, pour l’Europe.
[3] Bien que ne disposant pas de Keyer interne, il est tout à fait possible d’en faire avec un keyer externe connecter sur le Jack à l’arrière….
[4] Clarifier = Receiver Incremental Tuning (RIT)
[5] Ainsi qu’en 1200, 2400 Bauds.
Mise à jour le Samedi, 15 Septembre 2018 06:44