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Présentation et inscription sur echolink.

Echolink
Réseau de communication radioamateur
Par Hervé GOETGHEBEUR, F6UGW - www.f6ugw.fr.

 

Apparu au début des années 2 000, en même temps que l’émancipation d’Internet, EchoLinK, par le biais d’un réseau Intranet privé, permet d’établir des connections entres radioamateurs à partir d’un ordinateur.


Echolink connecting people

Echolink, logiciel conçu par Jonathan Taylor – radioamateur américain sous l’indicatif K1RFD – permet aux radioamateurs du monde entier de communiquer entre-eux, via le réseau Internet, en utilisant la technologie du Voice-Over-IP « VOIP ». Ce logiciel, qui est disponible gratuitement sur www.echolink.org, vous permettra - après l’avoir installé et configuré -, de transmettre sur VHF, voire sur UHF, etc. en modulation de fréquence (FM), avec d’autres radioamateurs.

Ce type de communication numérique, qui utilise les propriétés audio du streaming, est intéressant pour les personnes qui n’ont pas la possibilité d’installer une antenne, comme par exemple en appartement, ou qui sont délocalisés des grandes villes, permettant ainsi de garder le contact.

Ce système de communication ressemble étrangement à Net Meeting, sans la vidéo, de la société Microsoft – logiciel qui était présent sur Windows 95 à XP – et qui permettait de faire de la voix sur IP (VOIP), et des conférences via Internet. Avant d’être remplacé par MSN, Skype ou Facebook (Messenger).

Comment est-ce possible ?

Echolink   Figure1

Plutôt que de compter sur les conditions de propagations ionosphériques des ondes radio, certains radioamateurs réalisent des liaisons avec une grande facilité : bien sûr, à condition qu’il y est quelqu’un de l’autre côté. Augmentant considérablement les capacités de communication. Ainsi, et selon la configuration d’Echolink, il sera possible de concevoir différentes liaisons : tous orienté vers divers point d’accès radioamateurs : voir la figure 1.

 

Documents de validation :

Echolink ouvre de nouvelles possibilités de communication, en combinant une connexion Internet, avec notre équipement de radiocommunication : facilitant ainsi les échanges entre les radioamateurs. Puisqu’Internet réunit une ressource commune, la sécurité est donc importante dans ce genre de conception. Chaque nouvel utilisateur d’Echolink, avant de pouvoir exploiter les caractéristiques de celui-ci, doit fournir la preuve qu’il est bien un radioamateur en présentant une photocopie de son certificat d’opérateur radioamateur. 

Le but de cette démarche est de vérifier votre identité et votre indicatif. Si vous ne souhaitez pas produire la preuve de votre appartenance au monde des radioamateurs, votre demande de validation ne sera pas prise en compte ; et celle-ci sera rejetée immédiatement. Entrainant l’inutilisation du logiciel Echolink, et vous obligeant à l’effacer de votre ordinateur.

Comment utiliser Echolink ?

Si vous souhaitez valider votre demande d’enregistrement, les documents à présenter, via le formulaire d’inscription, peuvent-être une photocopie ou une numérisation photographique - autrement dit « un scan de vos justificatifs » - ou encore un Fax, en mettant bien en évidence votre indicatif personnel. Inutile de frauder en faisant parvenir une copie de votre carte QSL, de la page du callbook avec vos coordonnées, un document téléchargé à partir d’un site Internet ou tout autre certificat d’attribution ; car ils ne seront pas acceptés. Et votre demande de validation sera alors rejetée. Si vous venez de réussir votre examen de radioamateur – félicitation -, et que vous êtes en attente de recevoir votre certificat d’opérateur, vous devrez patienter avant d’effectuer votre demande : d’où moins, jusqu’à la réception des documents justificatifs de votre réussite d’examen. Incluant également votre indicatif. Si vous choisissez l’option de numériser vos documents – certificat d’opérateur etc. -, les fichiers de sauvegardes pourront être enregistré aux formats JPG, GIF, TIF, PNG ou encore en PDF. Suivre les instructions de la page validation « Validation page ». Les documents exigés pour votre inscription, varient selon les pays (1). Chaque document est spécifique au pays du demandeur, pour la France, suivre les inscriptions de la figure 2.

Figure2 Echolink   Titre de perception en France

Validation et choix du suffixe :

Echolink a mis en place différentes possibilités pour se connecter au réseau. Après validation de votre requête, votre indicatif est enregistré dans le serveur distant, et, suivant la configuration de votre système, vous aurez alors la possibilité de répartir votre indicatif selon trois entités bien distinctes :

Indicatif seul : C’est le mode de connexion individuel réalisé par un radioamateur. Cela correspond à une liaison en radiotéléphonie FM classique, sauf que toute les conversations s’effectuent d’ordinateur à ordinateur : par l’intermédiaire d’un ordinateur personnel, d’un smartphone (phablet) ou d’une tablette.

Indicatif-L : Le système Echolink est directement relié à une fréquence radioamateur localisé en VHF ou en UHF, voir plus haut en fréquence, et permet de concevoir une liaison – par la mise-en-place d’un Link ou point d’accès – vers une fréquence simplex, ou vers un relais : toujours en radiotéléphonie FM. Les communications s’effectuent par voie radio à radio ; radio à ordinateur ou encore d’ordinateur à ordinateur.

Indicatif-R : Echolink est directement raccordé sur un relais radioamateur : en VHF, UHF… Dans ce cas précis, la portée du système est plus grande, grâce à l’association avec le réseau Internet et concerne, de ce fait, plus de monde. Il est également possible d’interconnecter plusieurs relais radioamateurs via Echolink.

Chaque indicatif permet d’effectuer une liaison avec d’autre radioamateur, mais un seul indicatif par système peut être utilisé à la fois. Grâce à la mise en place de ses trois options, - dont deux avec un suffixe - et suivant votre préférence de trafic, vous pourrez assigner une action particulière – simple utilisateur, générer un Link ou concevoir une jonction numérique vers un relais – et en fonction de votre choix communicatif, vous serez amené à faire une ou trois demandes spécifiques par suffixe demandé. Chacune de ses trois possibilités est considérées comme un indicatif séparé, et doit être validé par le centre de gestion d’Echolink : pour pouvoir être utilisé sur le réseau interne des radioamateurs.

Figure3 Statut des indicatifs

Une fois ceci fait, il ne vous reste plus qu’à confirmer l’inscription – en envoyant les documents cités précédemment – et, à partir de là, vous recevrez une réponse de confirmation sous un délai de 24 heures : voir figure 3. Ensuite, vous recevrez un email de validation, contenant les informations suivantes : « Welcome to EchoLink ! - Your callsign (FxXYZ) was recently validated. Your EchoLink Node Number = is ABCXYZ, … /… »

Muni de vos accréditations, vous serez alors en mesure d’effectuer vos premiers contacts radios avec le monde entier : en fonction des possibilités réglementaires des pays connectés.

Système d’exploitation :

Echolink, a été conçu de manière à pouvoir fonctionner sur toutes les versions de Microsoft Windows 32 et 64 Bits : Windows 95, Windows 98, Windows NT 4.0, Windows ME, Windows 2000, Windows XP, Windows Server 2003, Windows Server 2008, Windows Vista, Windows 7, 8.x et Windows 10 (2). Cependant, il est fortement recommandé d’utiliser les versions supérieures à Windows 2000. Suivant les versions utilisées, vous serez amené à effectuer diverses mises-a-jours du système d’exploitation.

Actuellement, il n’y a pas de version fonctionnelle pour d’autre système d’exploitation que Windows. Si vous souhaitez exploiter les caractéristiques d’Echolink sur Macintosh avec OS X, vous pouvez utiliser le logiciel EchoHam (3) qui est disponible à partir de l’App Store pour Macintosh : programme qui est compatible avec Echolink.

Si vous souhaitez utiliser Echolink avec le système d’exploitation Linux, vous pourriez être en mesure d’exécuter Echolink à partir de « Wine Plateforme (4) ». Cette plateforme fournit des composants optionnels pour Linux, Ubuntu, Fedora et Debian.

Echolink peut tourner sur un smartphone, tablette de type IPhone, IPad, IPod Touch : disponible gratuitement sur l’App Store d’Apple. Il est également disponible gratuitement pour les smartphones, tablettes et autres phablets (5) fonctionnant sous le système d’exploitation Android : voir à ce sujet Google Play. La procédure d’accréditation, sur ces systèmes, reste la même que vue précédemment.

Conclusion :

Depuis, les communications en modulation de fréquence numérique ont gagné en popularité. Et d’autres modes sont apparus sur le marché comme le DMR, le C4FM "système Fusion de Yaesu" et le D-Star d’Icom. En raison de leurs performances supérieures dans un environnement perturbé, mais aussi par la simplicité de mise en œuvre, ces nouveaux modes de trafic ont leurs adeptes. Cependant, tous comme pour le réseau téléphonique – dont il exploite la même norme GSM (GMSK) (6) – il subsiste des imperfections d’utilisations liées entre autre à une connexion Internet (dans certains cas inexistantes), mais aussi aux caractéristiques techniques des stations : éloignement des relais (coupure, voix entrecoupée, etc.), développement aléatoire… Cependant, ces nouveaux modes de communication numérique, dont Echolink, offrent la possibilité d’utiliser le système de transmission le mieux adapté en fonction de la situation : FM analogique ou numérique "DMR, C4FM, D-Star ou Echolink". Pour en savoir plus sur ce mode, lire l’article de Steve Ford, WB8IMY sur l’ARRL (7).

Sources et ressources :

1) Depuis janvier 2019, le titre de perception des impôts (taxe de 46 €) a été supprimé. Je pense qu’il est plus nécessaire de le faire parvenir, auprès du service d’accréditation d’Echolink.
2) Windows 10 et sans doute supérieur…
6) Pour modulation à déplacement minimum gaussien (Gaussian minimum-shift keying).

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